Le Royaume-Uni protège les jeunes contre les vapes, tandis que la Belgique assouplit à nouveau la vente : le service de pneumologie de l’AZ Delta déplore un signal confus.
La loi britannique Tobacco and Vapes Act est entrée en vigueur fin avril 2026. Le Royaume-Uni franchit ainsi une étape claire pour mieux protéger les jeunes contre la dépendance à la nicotine. La loi interdit la vente de tabac à toute personne née à partir du 1er janvier 2009 et donne aux autorités des moyens supplémentaires pour réglementer plus strictement les produits de vapotage et à base de nicotine, notamment en matière de publicité, d’emballage, d’exigences relatives aux produits et de vente.
Le service de pneumologie d’AZ Delta salue cette approche britannique. Les vapes paraissent souvent inoffensives en raison de leur emballage coloré, de leurs saveurs sucrées et de leur grande accessibilité, mais elles peuvent néanmoins mettre les jeunes en contact avec la nicotine et favoriser des comportements addictifs. Pour les pneumologues, le message est clair : lorsqu’on ne fume pas, il vaut mieux ne pas commencer à vapoter non plus.
Dans le même temps, le service de pneumologie observe avec inquiétude la récente évolution en Belgique. À partir du 1er janvier 2027, les grandes surfaces seront à nouveau autorisées à vendre des produits du tabac. L’interdiction antérieure visant les magasins d’alimentation de plus de 400 m² disparaît après que la Cour constitutionnelle a jugé discriminatoire la distinction entre grands et petits commerces alimentaires, et que le gouvernement a décidé de ne pas élaborer de nouvelle réglementation.
Pour le service de pneumologie, il s’agit d’une évolution regrettable. Même si des règles subsistent concernant le contrôle de l’âge, l’interdiction d’exposition et les produits interdits, le retour des produits liés au tabac et à la nicotine dans les lieux d’achat du quotidien envoie malgré tout un signal déroutant. Chez les jeunes en particulier, ce n’est pas seulement la limite d’âge légale qui joue un rôle, mais aussi la visibilité et la normalisation de produits qui rendent l’usage de la nicotine attrayant ou banal.
« Nous soutenons les mesures qui éloignent les jeunes de la nicotine et des produits qui normalisent son usage », déclare le Pr Dr Ingel Demedts, pneumologue à AZ Delta. « En tant que pneumologues, nous constatons chaque jour à quel point la prévention est importante. Protéger les jeunes avant qu’une dépendance ne s’installe est toujours préférable à devoir traiter ensuite. »
Le Dr Kris Carron, pneumologue à AZ Delta, soutient également une approche plus stricte : « Les vapes sont souvent présentées comme moins nocives que les cigarettes, mais cela ne signifie pas qu’elles soient inoffensives pour les jeunes. Pour les jeunes non-fumeurs, le message est clair : n’y touchez pas. Toute mesure qui relève le seuil d’accès va dans la bonne direction. »
La Belgique a des règles, mais l’application et la clarté restent cruciales.
En Belgique, la vente de produits du tabac aux jeunes de moins de 18 ans est interdite. Cela vaut également pour les cigarettes électroniques et les e-liquides, avec ou sans nicotine. Les vendeurs doivent vérifier l’âge des clients qui paraissent avoir moins de 25 ans. En cas de doute, la vente doit être refusée. En outre, les cigarettes électroniques jetables ainsi que les e-cigarettes dotées de fonctions attrayantes, comme les smartvapes, ne peuvent notamment pas être mises sur le marché belge.
Le service de pneumologie de l’AZ Delta soutient ces règles, mais souligne que la législation seule ne suffit pas. Lorsque les produits du tabac et de nicotine redeviennent plus largement disponibles dans des environnements commerciaux familiers, la prévention devient plus difficile. Cela vaut d’autant plus dans une période où les vapes occupent une place importante dans le débat de société chez les jeunes.
« Nous regrettons que la Belgique fasse, sur ce point, un pas en arrière », déclare le Pr Dr Ingel Demedts. « Si l’on veut protéger les jeunes contre la dépendance à la nicotine, il faut justement rendre les produits à base de nicotine moins banals. Le retour de leur vente dans les supermarchés envoie, selon nous, un mauvais signal. »
« La prévention fonctionne le mieux lorsque les autorités, les parents, les écoles et les professionnels de la santé vont dans la même direction », ajoute le Dr Kris Carron. « Le message adressé aux jeunes doit rester clair : ne commencez pas à fumer ni à vapoter. Un assouplissement du contexte de vente rend ce message moins fort. »
La prévention commence au niveau local.
Pour le service de pneumologie de l’AZ Delta, la décision britannique constitue avant tout une confirmation d’une approche préventive plus large : protéger les jeunes, sensibiliser les parents et les écoles, et orienter de manière ciblée les fumeurs qui souhaitent arrêter.
« En tant que pneumologues, nous saluons la récente loi britannique qui interdit la vente de produits du tabac et de cigarettes électroniques à toute personne née à partir du 1er janvier 2009. Nous espérons qu’une mesure similaire sera également adoptée à l’avenir au niveau européen », déclare le service de pneumologie de l’AZ Delta
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