Qu’est-ce que le cancer du poumon ?

Dans le cancer du poumon, une tumeur maligne (= tumeur) se développe dans le tissu pulmonaire ou la trachée. Comme les cellules malignes peuvent circuler via le sang et les ganglions lymphatiques, cette maladie peut également se propager à d’autres organes et provoquer des métastases. Il existe différents types, dont on distingue 2 grandes catégories : le cancer du poumon non à petites cellules et le cancer du poumon à petites cellules.

 

Quels sont les symptômes du cancer du poumon ?

Comme pour toute maladie, la prévention est essentielle. C’est pourquoi un conseil important est le suivant : reconnaître le cancer du poumon et veiller à son dépistage précoce. Apprendre à reconnaître les symptômes constitue une première étape cruciale.

Les symptômes possibles du cancer du poumon dépendent de la localisation de la tumeur, de sa taille et de la présence éventuelle de métastases. Dans certains cas, ce cancer est découvert par hasard, sans qu’aucun des symptômes ci-dessous ne soit présent :

  • Modification de la toux (p. ex. toux irritative persistante)
  • Sang dans les crachats
  • Essoufflement et difficultés respiratoires
  • Infections pulmonaires répétées
  • Enrouement persistant
  • Douleur persistante dans la poitrine, le dos ou la région de l’épaule

 

Quelle est l’évolution du cancer du poumon ? Les différents stades :

La gravité du cancer du poumon ainsi que son traitement sont largement déterminés par le stade de la maladie au moment du diagnostic. Afin de déterminer ce stade, plusieurs examens sont réalisés au début du diagnostic (p. ex. scanner, IRM, scintigraphie osseuse, PET-scan/CT, …)

  • Stades I et II : tumeur uniquement dans le poumon
  • Stade III : tumeur dans le poumon et dans les ganglions situés entre les deux poumons
  • Stade IV : tumeur dans le poumon avec métastase(s) dans d’autres organes

Le cancer du poumon est l’un des cancers les plus fréquents dans le monde.

En Belgique, cette maladie est diagnostiquée chaque année chez environ 8 000 personnes. L’âge moyen auquel cela se produit se situe entre 55 et 80 ans.

Le cancer du poumon non à petites cellules est le type le plus fréquent ; le cancer à petites cellules est nettement moins courant.

Environ 20 à 25 % des tumeurs pulmonaires se trouvent au stade I ou II au moment du diagnostic, 20 % au stade III, tandis que la majorité se situe au stade IV.

 

Quelle est la cause du cancer du poumon ?

Le principal facteur de risque du cancer du poumon est le tabagisme. Le tabagisme actif comme passif a une influence négative sur le développement de cette maladie. En outre, des facteurs environnementaux jouent également un rôle important, tels que l’exposition professionnelle à des substances comme l’amiante, l’arsenic, le nickel, le cadmium et le chrome, ainsi que la pollution de l’air. Des facteurs génétiques, la BPCO et la tuberculose pulmonaire peuvent également être en cause.

Cancer de la plèvre ou cancer de l’amiante

Le cancer de la plèvre, également appelé mésothéliome, est une forme rare de cancer qui se développe dans la plèvre, le fin tissu qui recouvre les poumons. Ce cancer est causé par l’inhalation d’amiante. Les fibres d’amiante inhalées se logent dans la plèvre, où elles irritent les cellules de revêtement. Ces cellules se transforment alors en cellules tumorales malignes, entraînant la formation d’une tumeur.

Les symptômes du cancer de la plèvre peuvent ressembler à ceux d’autres maladies pulmonaires. Ainsi, l’essoufflement, la douleur thoracique, la fatigue, la perte de poids et la toux peuvent être des signes possibles. Consultez toujours un médecin en cas de constatation de signaux d’alarme éventuels.

 

Comment le cancer du poumon peut-il être traité ?

Le cancer du poumon se présente sous différentes formes. Afin de proposer au patient un traitement approprié, le spécialiste doit déterminer à partir de quel type de cellules la tumeur s’est développée, si certaines « mutations » sont présentes dans la tumeur et dans quelle mesure la maladie s’est propagée dans l’organisme. Le diagnostic comprend plusieurs examens, dont les résultats sont discutés chaque semaine lors d’une concertation multidisciplinaire. Le médecin généraliste y est également invité. Lors de cette concertation, il est décidé quel traitement est le plus approprié.

 

Travail d’équipe

Le traitement de ce cancer est un travail d’équipe. Non seulement différents médecins spécialistes y participent, mais aussi les infirmiers et infirmières, le service social, les psychologues, les diététiciens, une équipe d’étude, l’équipe de support palliatif et le service spirituel apportent leur contribution au traitement.

Nous insistons sur un bon contact avec le médecin généraliste. Cela est important au moment du diagnostic et tout au long du parcours de traitement.

 

Chirurgie

Si la tumeur se trouve uniquement dans le poumon et ne s’est donc pas propagée, elle est de préférence retirée par le chirurgien thoracique. Parfois, une chimiothérapie, une immunothérapie ou une radiothérapie (irradiation) doit encore être administrée avant ou après l’opération.

 

Radiothérapie

Si une opération pulmonaire est trop risquée, une tumeur pulmonaire non métastasée peut aussi être traitée par radiothérapie.

Si une tumeur ne se situe pas exclusivement dans le poumon, mais aussi dans les ganglions entre les deux poumons, le traitement consiste en principe en une combinaison de chimiothérapie et de radiothérapie, avec parfois encore une immunothérapie ensuite.

Si une propagation ou métastase provoque certains symptômes, comme par exemple une douleur osseuse, elle peut être irradiée.

 

Chimiothérapie et immunothérapie

Les tumeurs pulmonaires métastasées sont généralement traitées par chimiothérapie, immunothérapie ou une combinaison des deux. Environ 15 % des patients atteints d’un cancer du poumon métastasé peuvent bénéficier d’un traitement par une sorte de pilule de chimiothérapie.

 

Nouveau traitement d’étude pour le cancer du poumon

Bien que de nombreux progrès aient été réalisés ces dernières années dans le traitement du cancer du poumon, il s’agit toujours d’une affection grave. L’équipe de l’AZ Delta souhaite donc contribuer au développement de traitements nouveaux et meilleurs. C’est pourquoi des traitements d’étude sont souvent proposés. Plus d’informations sur les traitements d’étude sont disponibles sur la page Études en cours en pneumologie de l’AZ Delta.

Vous pouvez toujours contacter notre équipe d’étude via Melissa Masschelin ou Lore Carton.

 

Soins palliatifs

Outre les traitements médicaux, une attention est également portée aux soins visant à maintenir une qualité de vie optimale en cas de cancer incurable. C’est ce que nous appelons les « soins palliatifs ».

Souvent, le terme « palliatif » est confondu avec « terminal », ce qui n’est pas la même chose. « Terminal » signifie la dernière phase de la vie, tandis que les soins palliatifs devraient idéalement être mis en place le plus tôt possible, dès le diagnostic d’un cancer du poumon de stade IV.

Vous trouverez plus d’informations sur les soins palliatifs généraux sur le site de la Fédération des Soins Palliatifs de Flandre. Des informations spécifiques pour la région de la Flandre-Occidentale sont disponibles sur Soins palliatifs Flandre-Occidentale.

 

Parcours de soins numérique

Pendant le traitement, nos patients atteints d’un cancer du poumon sont suivis dans un « parcours de soins numérique ». Cette application permet de suivre le patient de très près et de réagir rapidement en cas de complications éventuelles. Chaque semaine, des e-mails sont envoyés pour demander s’il existe certains effets secondaires. Si c’est le cas, l’équipe soignante reçoit automatiquement une alerte. Le patient peut aussi indiquer s’il souhaite être contacté pour un problème particulier.

Le parcours de soins numérique a été développé en étroite collaboration avec les médecins généralistes. Lors d’une consultation, le médecin généraliste pourra également vérifier quel traitement le patient reçoit et quels désagréments ont été signalés au cours de la période écoulée.

 

Association de patients

Besoin de contact ou d’un échange avec des personnes vivant la même situation ? Vous pouvez vous adresser à Alles over kanker.

 

Plus d’informations

Vous pouvez également visiter le site web de « Kom op tegen kanker », où vous avez la possibilité de soutenir la recherche sur le cancer.