Traitements du cancer du poumon : tout ce que vous devez savoir
Le traitement du cancer du poumon dépend fortement du stade auquel se trouve la maladie, mais devient de plus en plus complexe. Le Prof. Dr Ingel Demedts, pneumologue à l’AZ Delta, met en lumière dans ce blog les différentes classifications des traitements existants ainsi que celles en cours de développement.
Chirurgie
« Il y a quelques années, le traitement était encore beaucoup plus simple. Aux stades précoces, on privilégiait l’opération », explique le Dr Demedts. « Ce n’est que lorsqu’un patient était trop faible pour être opéré ou ne disposait pas d’une réserve pulmonaire suffisante que l’on passait à l’irradiation ou à la radiothérapie. »
Chimiothérapie
« Lorsque la tumeur se trouvait dans les ganglions, et qu’il s’agissait donc d’un cancer du poumon de stade 3, on utilisait souvent une combinaison de chirurgie et de chimiothérapie, ou de chimiothérapie et de radiothérapie. En présence de métastases, on optait toujours pour la chimiothérapie », poursuit le Dr Demedts.
Thérapie ciblée
La thérapie ciblée est une forme de traitement plus récente, mais qu’est-ce que cela signifie exactement ? « Nous parlons souvent aux patients de “pilule de chimio”, parce qu’il s’agit d’un traitement sous forme de comprimés », répond le Dr Demedts. Pourtant, cette forme de traitement n’est pas applicable à tous les patients. « La thérapie ciblée s’applique aux patients chez qui l’on retrouve des mutations spécifiques dans la tumeur. Pour certaines mutations, il existe des médicaments conçus spécifiquement pour agir contre cette mutation. C’est ce qu’on appelle la “pilule de chimio”, et cela concerne environ 15 à 20 % des patients. »
Immunothérapie
Aujourd’hui, un très grand groupe de patients reçoit, en cas de métastases, une immunothérapie associée à une chimiothérapie. Un grand groupe reçoit uniquement l’immunothérapie, et un groupe plus restreint reçoit la thérapie ciblée, également connue sous le nom de pilule de chimio.
Le Dr Demedts parle de cette forme de traitement plus récente avec beaucoup d’espoir. « L’immunothérapie est certainement l’une des plus grandes révolutions, pas seulement pour le cancer du poumon d’ailleurs, mais pour de nombreux types de cancer. C’est le cas depuis déjà plusieurs années. Chez certains patients, nous observons des résultats spectaculaires, mais malheureusement pas chez tout le monde. »
Développements récents et avancées de la recherche sur l’immunothérapie
La recherche se concentre donc sur les patients chez qui l’immunothérapie ne fonctionne pas. Dans ces cas, on cherche à comprendre pourquoi le traitement n’agit pas et si de nouvelles formes d’immunothérapie peuvent être appliquées. Même chez les patients pour lesquels l’immunothérapie est efficace, cet effet diminue parfois avec le temps, et l’on étudie plus avant si d’autres formes utilisables peuvent être mises en œuvre. « Actuellement, on utilise une à deux sortes d’immunothérapie. Elles fonctionnent toutes à peu près de la même manière, mais des dizaines de nouvelles molécules sont en développement. Ce sont d’autres types d’immunothérapie, qui sont activement testés. Ces dernières années, il n’y a plus eu de grandes percées, mais nous gardons espoir pour l’avenir », selon le Dr Demedts. « L’immunothérapie est aussi de plus en plus utilisée aux stades plus précoces du cancer du poumon, une avancée positive si vous voulez notre avis. »
Quelle est la différence entre la chimiothérapie et l’immunothérapie ?
La chimio ou chimiothérapie est un médicament qui agit directement sur une cellule cancéreuse et tente d’en stopper la croissance. Le revers de ce traitement est que la chimiothérapie agit aussi sur toutes les cellules saines du corps, avec pour conséquences des effets secondaires tels que la perte de cheveux, les nausées, la diarrhée, etc.
L’immunothérapie agit, elle, sur le système immunitaire du patient. Celui-ci va alors attaquer le cancer. « Normalement, notre corps ne devrait pas permettre qu’un cancer commence à se développer. Votre corps, ou plus précisément votre système immunitaire, devrait immédiatement détruire ces cellules cancéreuses, mais pour une raison ou une autre, cela ne se produit pas. L’immunothérapie essaie précisément de stimuler ce processus : amener les propres cellules immunitaires à attaquer les cellules cancéreuses », explique le Dr Demedts.
Application plus large de l’immunothérapie
L’immunothérapie est choisie de plus en plus souvent comme forme de traitement. Alors qu’elle n’était initialement utilisée qu’en cas de métastases, l’immunothérapie est aussi de plus en plus employée aux stades 2 ou 3 du cancer du poumon.
Des questions sur le cancer du poumon ou sur l’une de ces formes de traitement ? Contactez votre médecin (traitant) pour plus d’informations.
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